#21 – Wild Crows – Blandine P. Martin

Résumé du tome 1 :

Suite au décès de sa mère, Joe hérite d’un courrier lui dévoilant le nom de son père biologique, ainsi que l’endroit où il vit. Esseulée, et démunie face à son deuil, la jeune infirmière décide de tout plaquer pour partir en quête de ce père inconnu, un certain Jerry Welsh, propriétaire d’un bar et dirigeant d’un club de moto en Californie.
Surpris de découvrir l’existence de sa fille de 27 ans, Jerry accepte malgré tout de lui donner sa chance, et lui fait une place dans son monde à lui, mais aussi dans sa famille : celle de sang, comme celle de coeur. Joe découvre la véritable identité du club. Plus que des passionnés de motos, ces hommes forment un véritable gang ayant la main mise sur toutes sortes d’économies parallèles.
Novice dans ce milieu, Joe s’apprête à mettre les pieds dans un univers dont on ne ressort pas indemne.

Ce que j’en dis :

Cette saga est particulièrement chère à mon coeur, car c’est ma toute première lecture dans le monde des Bikers. Je l’ai découverte en 2019 en lisant les deux premiers tomes que j’ai adorés, et cet amour pour cette série s’est confirmée en 2020 puisque j’ai redécouvert l’univers des Wild Crows en audio.

Lors du décès de sa mère, Joe apprend qui est son père, et décide sur un coup de tête de partir à sa rencontre. Elle ne sait alors pas vraiment à quoi s’attendre, ni quel accueil celui-ci lui réservera.

En arrivant dans la petite ville de Monty Valley, la jeune femme découvre que son père est propriétaire d’un garage automobile ainsi que d’un bar, mais surtout, qu’il est le président d’un MC : les Wild Crows. Dès le début, j’ai eu un peu peur que Joe se fasse envoyer sur les roses par son père qui a refait sa vie. J’ai été particulièrement étonnée par la réaction de ce dernier, Jerry Welsh, qui contrairement à ce que j’aurai pu imaginer s’est montré particulièrement accueillant. Il en va d’ailleurs de même par le reste du club, mais surtout par Mona et Casey, femme et fils du président du club. Joe est invitée à rester quelques temps, et est logée gracieusement par son père dans un appartement attenant au bar, le Devil’s strip.

Je me suis immédiatement attachée aux différents personnages. Tout d’abord Joe, cette jeune femme douce en quête d’identité, infirmière qui acceptera de se plier aux règles du MC et de donner un coup de main à son père en tant que serveuse au Devil’s strip. Elle va être confrontée à diverses situations auxquelles elle n’était pas préparée en débarquant à Monty Valley. J’ai aimé sa force de caractère et son ouverture d’esprit. Elle est douce, serviable et compréhensive. C’est une héroïne attachante, et à laquelle on peut vouer un grand respect, notamment pour la terrible épreuve qui l’attend entre les tomes 1 et 2. J’ai terriblement hâte de la retrouver dans les tomes suivants.

Parlons maintenant de Jerry. Ce papa poule en blouson de cuir m’a attendrie et bouleversée. Il est le fier président des Wild Crows, mais a su ouvrir son coeur à sa fille qu’il a rencontrée 27 ans après sa naissance. Il a su lui faire une place dans son coeur, bien qu’il ait refait sa vie. Il ignorait totalement son existence, mais nous découvrons dans le tome 1 l’amour qu’il porte à sa fille et la fierté qu’il éprouve d’être son père. L’épreuve qu’a traversé Joe m’a beaucoup touchée, de son côté à elle, mais bouleversée du côté du papa qui n’a pas réussi à protéger sa petite fille.

Mona et Casey sont respectivement la femme et le fils de Jerry. Je m’attendais à une plus grande réserve de leur part face à l’arrivée de Joe dans leur vie, mais ils ont su à leur tour l’accueillir et l’intégrer au sein de leur clan restreint.

Les bikers du Wild Crows m’ont beaucoup amusée avec leur côté hommes de cromagnon, bourrus et pas bien fins. Ils sont néanmoins attachants. Ma préférence va particulièrement vers Ash (#teamAsh), qui est à la fois mystérieux et attachant. Nous le découvrons un peu plus dans le tome 2. Il est loyal et déterminé, prêt à tout pour le MC. J’ai été un peu déçue par son attitude en fin de second tome, mais je suis persuadée qu’il saura se rattraper et se faire pardonner par la jolie Joe (du moins je l’espère !)

Enfin, pour finir, l’environnement. La Californie. C’est un excellent choix de l’auteure de nous faire voyager de ce côté des Etats-Unis, et j’ai toujours eu un attrait particulier pour cet Etat.

Pour conclure, je dirais que j’ai eu un gros coup de coeur pour ces deux premiers tomes, et que j’ai hâte de poursuivre avec le suivant.

Points positifs : La richesse des personnages, la merveilleuse plume de l’auteure, l’alternance de points de vue entre Joe et Jerry.

Points négatifs : Je n’en n’ai pas encore trouvé.

Ma note : 20/20

#7 Juste une ombre – Karine Giebel

Résumé : Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour… Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t’observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule. Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard… Tu commandes ? Apprends l’obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence…

Ce que j’en dis : 

Le personnage principal, Cloé, est une femme hautaine et méprisante qui travaille dans une grande entreprise et dont elle est persuadée qu’elle va prendre la direction sous peu suite au départ de son patron. Trop sure d’elle, jusqu’au jour où elle va être suivie par un homme dont elle ne voit que l’ombre en pleine nuit à la sortie d’une soirée. Les jours passent, et chaque jour elle a l’impression de voir cet homme à la capuche noire. On suit en parallèle un policier, détestable au plus haut point. Les deux personnages ne se connaissent pas et on ne comprend pas pourquoi cette alternance de personnage qui ne semblent rien avoir en commun. Et pourtant, leurs chemins vont finir par se croiser, au moment où Cloé se retrouve de plus en plus seule puisqu’elle parvient à se mettre tout son entourage à dos à cause de sa paranoïa pour cette ombre qu’elle voit partout et dont elle a extrêmement peur.  

Bien que Cloé soit une femme que je ne supporterai pas de côtoyer, je l’ai trouvée assez attachante et me suis demandé à plusieurs reprises comment elle allait bien pouvoir se sortir de ce cauchemar. Le personnage du flic est lui aussi attachant en quelques sortes, et notamment en raison de ce qu’il vit au quotidien avec son épouse malade.

Certains passages du livre sont prévisibles, parfois un peu trop répétitifs aussi. J’ai trouvé la rencontre entre Cloé et le flic un peu… facile, pas très originale.

J’ai été très agréablement surprise par la dernière partie du livre, le dénouement de l’histoire. J’ai eu quelques soupçons au cours de l’histoire, puis l’auteure m’a menée en bateau au point de me mettre sur une autre piste. J’ai apprécié avoir l’impression de savoir, puis de m’être trompée, alors que j’avais bel et bien raison ! Selon moi, cette fin est la meilleure des options qui s’offrait à l’auteure.

Pour conclure :

points positifs : le rythme, le suspense, le côté page-turner du roman, la fin que je n’aurai sûrement pas autant aimé si elle avait été différente

points négatifs : les quelques répétitions concernant la peur de Cloé, le cliché de son addiction à l’alcool qui la fait donc passer pour folle

ma note : 17/20

je l’ai lu pour : défi lecture 2019 catégorie 84 (livre dans lequel un personnage se fait opérer)