#23 La science de l’esquive – Nicolas Maleski

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Résumé : « Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.»

Kamel Wozniak est en fuite. Locataire d’un meublé où pour rester invisible il faut se montrer habile, l’ancien boxeur sur ses gardes tente de se faire oublier le temps d’un été au vert. Mais de qui ? Et où s’arrête son plan B ? Difficile de disparaître dans une petite ville où un garçon comme lui, aux airs de desperado, n’est pas sans piquer les curiosités.
Après Sous le compost, Nicolas Maleski signe un roman qui s’ouvre comme un film des frères Coen, ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.

Ce que j’en dis : J’ai lu ce roman en service presse grâce à Netgalley et aux éditions Harper Collins que je remercie pour l’envoi.

Dans ce récit, nous allons suivre Kamel Vozniak, un homme en fuite ayant décidé de se cacher au fin fond des Causses avant de partir en Tasmanie selon ses plans, pour repartir à zéro. Ex taulard en fuite, j’ai été immédiatement intriguée par les raisons qui l’ont conduit jusqu’ici, dans ce petit village de France.

Kamel fait rapidement la connaissance de tout un tas de personnes dans ce village, notamment Richard le propriétaire du bien qu’il loue, Kevin le jeune fumeur d’herbe qu’il a sauvé de la noyade, Soraya la jeune flic qui rêve de s’envoler vers d’autres horizons, et Laure sa voisine qui ne le laisse pas indifférent. Tout ce petit monde va graviter autour de Vozniak et apporter sa pierre à l’édifice au récit.

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire, j’étais complètement perdue par l’auteur durant la première moitié du roman. Il s’agit d’un récit intimiste, dans lequel il ne se passe ma foi pas grand chose. On retrouve Vozniak entouré de ces différents personnages, et on passe parfois d’une scène à l’autre sans lien de cause à effet, ce que j’ai trouvé assez déroutant.

Malgré tout, on s’attache aux différents personnages. Demeure la question principale : que fuit Vozniak ? J’ai été tenue en haleine par cette question.

Malheureusement, cette histoire ne l’aura pas fait avec moi. Je n’ai pas été plus convaincue que ça par les révélations, quoi que malgré tout inattendues, et le manque d’action dans le récit n’a pas facilité ma lecture. Je trouve néanmoins ce roman original et bien pensé dans sa construction.

Points positifs : Les personnages et notamment Kamel, qui sont attachants à leur manière.

Points négatifs : Le manque d’action dans le roman, le passage d’une scène à une autre sans lien particulier entre les deux.

Ma note : 13/20

#22 Harper Jones Tome 1 – Blandine P. Martin

Résumé : Que savez-vous du désir de vengeance ? De l’impact qu’il peut avoir sur notre existence ? Il rythme ma vie depuis l’enfance.Il a scellé mon destin, tracé ma voie, et fait de moi ce que je suis aujourd’hui : le Docteur Harper Jones, spécialiste en sciences occultes, féroce prédatrice des créatures de la nuit. Je vais nettoyer Londres de ses monstres sanguinaires, avec ou sans l’aide de l’inspecteur Cooper.L’arrivée en ville d’un tueur en série ne fait que justifier ma vendetta.Pour parvenir à mon but et venger les miens, je ne reculerai devant rien, quitte à collaborer avec mes pires ennemis : les vampires.Bienvenue dans mon monde !

Ce que j’en dis : J’ai terminé ma lecture de « Harper Jones tome 1 » de Blandine P. Martin.


Harper Jones traque les vampires et les créatures de la nuit. Elle s’allie à la police londonienne pour élucider plusieurs affaires de meurtres, tous perpétrés par des vampires. Pour résoudre ces enquêtes, elle doit faire équipe avec les vampires qu’elle hait tant, et notamment Lysandre. La jeune femme a passé un marché avec un vampire dénommé Ambroise, il doit lui fournir des informations concernant l’auteur des meurtres. Pour s’en assurer, Ambroise a ordonné à Lysandre de la garder à l’œil.
Harper est une jeune femme au tempérament de feu, elle n’a pas sa langue dans sa poche et est déterminée à venger ses parents, tués par des vampires.

Lysandre quant à lui est un personnage assez mystérieux, qui ne manquera pas de faire certaines révélations à la jeune femme concernant sa véritable identité.


J’ai bien aimé ce premier tome, le côté badass de Harper m’a beaucoup plu. Il y a quelques touches d’humour dans ce roman, et la plume de Blandine est toujours aussi fluide. Il y a de l’action également, pas le temps de s’ennuyer ! Je lirai prochainement la suite pour savoir ce qu’il va advenir de notre héroïne.

Ce fut une lecture agréable, mais il m’a malgré tout manqué quelques petites choses. Certains personnages secondaires, tels que Abby (la meilleure amie d’Harper) ou encore Gary (son époux décédé) font leur apparition dans le roman, mais je les ai trouvé malheureusement trop survolés à mon goût. J’aurai aimé en savoir plus sur eux, que leur relation avec le Docteur en sciences occultes soit un peu plus développée.

L’alternance des points de vue en fin de roman était plaisante, j’ai aimé passer quelques temps du côté de Lysandre. Je regrette malgré tout que ça ne se soit pas fait plus tôt dans le roman.

La fin m’a beaucoup plue, pleine de mystères et elle appelle à poursuivre avec le tome 2, ce que je ferai prochainement.

Points positifs : Le personnage d’Harper, qui correspond tout à fait à la mission qui lui est confiée. L’univers paranormal. L’alternance de point de vue entre les différents personnages en fin de roman, bien qu’ils auraient mérité un petit développement supplémentaire.

Points négatifs : Le manque d’informations concernant les personnages secondaires, et notamment sur leur passé avec Harper.

Ma note : 15/20

#21 – Wild Crows – Blandine P. Martin

Résumé du tome 1 :

Suite au décès de sa mère, Joe hérite d’un courrier lui dévoilant le nom de son père biologique, ainsi que l’endroit où il vit. Esseulée, et démunie face à son deuil, la jeune infirmière décide de tout plaquer pour partir en quête de ce père inconnu, un certain Jerry Welsh, propriétaire d’un bar et dirigeant d’un club de moto en Californie.
Surpris de découvrir l’existence de sa fille de 27 ans, Jerry accepte malgré tout de lui donner sa chance, et lui fait une place dans son monde à lui, mais aussi dans sa famille : celle de sang, comme celle de coeur. Joe découvre la véritable identité du club. Plus que des passionnés de motos, ces hommes forment un véritable gang ayant la main mise sur toutes sortes d’économies parallèles.
Novice dans ce milieu, Joe s’apprête à mettre les pieds dans un univers dont on ne ressort pas indemne.

Ce que j’en dis :

Cette saga est particulièrement chère à mon coeur, car c’est ma toute première lecture dans le monde des Bikers. Je l’ai découverte en 2019 en lisant les deux premiers tomes que j’ai adorés, et cet amour pour cette série s’est confirmée en 2020 puisque j’ai redécouvert l’univers des Wild Crows en audio.

Lors du décès de sa mère, Joe apprend qui est son père, et décide sur un coup de tête de partir à sa rencontre. Elle ne sait alors pas vraiment à quoi s’attendre, ni quel accueil celui-ci lui réservera.

En arrivant dans la petite ville de Monty Valley, la jeune femme découvre que son père est propriétaire d’un garage automobile ainsi que d’un bar, mais surtout, qu’il est le président d’un MC : les Wild Crows. Dès le début, j’ai eu un peu peur que Joe se fasse envoyer sur les roses par son père qui a refait sa vie. J’ai été particulièrement étonnée par la réaction de ce dernier, Jerry Welsh, qui contrairement à ce que j’aurai pu imaginer s’est montré particulièrement accueillant. Il en va d’ailleurs de même par le reste du club, mais surtout par Mona et Casey, femme et fils du président du club. Joe est invitée à rester quelques temps, et est logée gracieusement par son père dans un appartement attenant au bar, le Devil’s strip.

Je me suis immédiatement attachée aux différents personnages. Tout d’abord Joe, cette jeune femme douce en quête d’identité, infirmière qui acceptera de se plier aux règles du MC et de donner un coup de main à son père en tant que serveuse au Devil’s strip. Elle va être confrontée à diverses situations auxquelles elle n’était pas préparée en débarquant à Monty Valley. J’ai aimé sa force de caractère et son ouverture d’esprit. Elle est douce, serviable et compréhensive. C’est une héroïne attachante, et à laquelle on peut vouer un grand respect, notamment pour la terrible épreuve qui l’attend entre les tomes 1 et 2. J’ai terriblement hâte de la retrouver dans les tomes suivants.

Parlons maintenant de Jerry. Ce papa poule en blouson de cuir m’a attendrie et bouleversée. Il est le fier président des Wild Crows, mais a su ouvrir son coeur à sa fille qu’il a rencontrée 27 ans après sa naissance. Il a su lui faire une place dans son coeur, bien qu’il ait refait sa vie. Il ignorait totalement son existence, mais nous découvrons dans le tome 1 l’amour qu’il porte à sa fille et la fierté qu’il éprouve d’être son père. L’épreuve qu’a traversé Joe m’a beaucoup touchée, de son côté à elle, mais bouleversée du côté du papa qui n’a pas réussi à protéger sa petite fille.

Mona et Casey sont respectivement la femme et le fils de Jerry. Je m’attendais à une plus grande réserve de leur part face à l’arrivée de Joe dans leur vie, mais ils ont su à leur tour l’accueillir et l’intégrer au sein de leur clan restreint.

Les bikers du Wild Crows m’ont beaucoup amusée avec leur côté hommes de cromagnon, bourrus et pas bien fins. Ils sont néanmoins attachants. Ma préférence va particulièrement vers Ash (#teamAsh), qui est à la fois mystérieux et attachant. Nous le découvrons un peu plus dans le tome 2. Il est loyal et déterminé, prêt à tout pour le MC. J’ai été un peu déçue par son attitude en fin de second tome, mais je suis persuadée qu’il saura se rattraper et se faire pardonner par la jolie Joe (du moins je l’espère !)

Enfin, pour finir, l’environnement. La Californie. C’est un excellent choix de l’auteure de nous faire voyager de ce côté des Etats-Unis, et j’ai toujours eu un attrait particulier pour cet Etat.

Pour conclure, je dirais que j’ai eu un gros coup de coeur pour ces deux premiers tomes, et que j’ai hâte de poursuivre avec le suivant.

Points positifs : La richesse des personnages, la merveilleuse plume de l’auteure, l’alternance de points de vue entre Joe et Jerry.

Points négatifs : Je n’en n’ai pas encore trouvé.

Ma note : 20/20

#19 Quand l’amour s’en mail – Tamara Balliana

Résumé :

Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !

Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel?

Ce que j’en dis :

Il s’agit pour moi d’une découverte de la plume de Tamara Balliana, je ne savais donc pas vraiment à quoi m’attendre en commençant la lecture de ce roman. Ce fut une très belle découverte, et j’ai passé un très agréable moment de lecture.

Au début de l’histoire, Solène est chargée d’organiser l’enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie. C’est à cause (ou grâce ?) à une erreur dans l’adresse mail de son destinataire que Solène va faire la rencontre virtuelle de Léo, un jeune homme vivant à l’autre bout de la France. Une discussion naît entre ces deux personnages, et une relation va s’établir entre eux par la suite. J’ai été un peu sceptique face à l’installation de l’histoire, je trouvais leur correspondance un peu trop tirée par les cheveux. Après tout, ça n’arrive pas tous les jours de converser par mail avec un homonyme de la personne que nous cherchions à joindre initialement. Ce petit point m’a un peu dérangée au début, mais la construction du récit et la personnalité des personnages m’a fait passer outre ce détail.

J’ai trouvé les personnages suffisamment étoffés pour que je puisse m’attacher à eux. J’ai pris plaisir à suivre leurs échanges ainsi que la naissance de leur relation. L’histoire est touchante, notamment en raison du sujet central que nous découvrons assez tôt, et que je n’avais absolument pas vu venir.

Les chapitres sont courts, ce qui donne du dynamisme à la lecture et nous pousse à tourner les pages rapidement. J’ai dévoré ce roman et ne manquerais pas de découvrir d’autres titres de Tamara Balliana.

Points positifs : Le personnage de Solène qui m’a beaucoup touchée, les chapitres courts

Points négatifs : Si je devais donner un seul point négatif ça serait peut être la façon dont se sont rencontrés Solène et Léo qui me paraît un peu tirée par les cheveux, mais vraiment ce n’est qu’un détail.

Ma note : 16/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 79 : lire un livre feel-good)

#4 Le cri – Nicolas Beuglet

Résumé :   Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Ce que j’en dis : 

Amatrice de thriller que je suis, la 4ème de couverture de ce livre m’a tout de suite emballée. Un hôpital psychiatrique, un meurtre par strangulation, des secrets ou tout du moins des choses qui doivent éviter d’être révélées, une enquête terrifiante, un compte à rebours implacable, la vie après la mort, bref comment résister à tout ce que nous promet le résumé ?

J’ai donc entamé cette petite bricasse de 550 pages avec engouement. J’ai beaucoup aimé la première partie, je me suis laissée happer par les événements et par l’intrigue. Puis, tout s’est un peu essoufflé. La tension est redescendue, la pseudo amourette entre les personnages m’a agacée, l’histoire a pris un tournant un peu trop scientifique pour me tenir en haleine, les longueurs se sont installées et la déception a pris le dessus petit à petit. Malgré tout, j’avais envie de continuer à lire pour avoir le fin mot de l’histoire, mais avec beaucoup moins d’entrain qu’au début. Les personnages semblaient avoir des « révélations » que je n’ai pas bien comprises et qui m’ont laissée sceptique. J’ai trouvé la fin tirée par les cheveux, un peu bof bof. Je m’attendais totalement à autre chose et n’ai pas trouvé le dénouement vraiment crédible.

Pour conclure :

points positifs : l’intrigue du départ qui semblait prometteuse

points négatifs : le côté scientifique donné à l’histoire, les personnages peu attachants, le dénouement.

ma note : 12/20

je l’ai lu pour : défi lecture 2019 catégorie 32 (livre prévu pour le défi lecture 2018)