#20 Alice – Heidi Perks

Résumé : Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

Ce que j’en dis :

Harriet confie Alice, sa petite fille de 4 ans à son amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Alors qu’Alice se trouvait dans une attraction avec les enfants de Charlotte, la petite fille disparaît mystérieusement. La peur et la culpabilité envahissent alors Charlotte, qui va faire tout son possible pour tenter de retrouver cette enfant. Une enquête de police est menée, et nous suivrons durant tout le roman les interrogatoires de chacune des deux mères de famille, en alternance avec des récits de leur vie passée. Il s’agit d’un roman à double point de vue, celui d’Harriet et celui de Charlotte, à diverses époques différentes, avant et maintenant. Harriet est mariée à Brian, ils sont l’un et l’autre très différents. Harriet est une femme douce et solitaire, dont la seule amie est d’ailleurs Charlotte, alors que Brian semble être autoritaire et avoir beaucoup d’emprise sur son épouse. Charlotte quant à elle est divorcée et entourée par un cercle d’amies qui vont finir par se détourner suite à la disparition de la petite Alice. Nous vivons donc cette enquête, du point de vue de la victime et de l’accusée, et j’ai trouvé cette alternance de point de vue très intéressante. Bien que la disparition d’un enfant soit le thème central de cette histoire, il en ressort des non-dits et des secrets inavoués. A travers ses personnages, Heidi Perks m’a emmenée là où je ne m’y attendais pas. L’écriture de l’auteure est fluide et agréable, les chapitres sont courts ce qui, selon moi, donne du dynamisme à la lecture. J’ai passé un très bon moment avec cette histoire, bien que je ne me sois pas attachée aux personnages. J’aurais préféré connaître un peu mieux la petite Alice au début de l’histoire, afin d’être touchée par sa disparition.

Points positifs : L’alternance de point de vue entre la mère d’Alice et Charlotte.

Points négatifs : Je n’ai pas ressenti d’émotion particulière à la disparition d’Alice, alors que je pense que si on avait passé un peu de temps avec elle au début de l’histoire ça aurait pu être le cas.

Ma note : 15/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 22 : un livre dont le titre contient un prénom)

#17 Bad Man – Dathan Auerbach

Résumé : Floride, de nos jours. 
On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court. 
Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse. 
Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché. Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraîchi qui réapparaît soudain. Le doudou d’Eric. 
Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore. À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

Ce que j’en dis :

Dans ce thriller psychologique, nous allons suivre Ben, un adolescent qui s’était vu confier la garde d’Eric, son petit frère de 3 ans, ce dernier ayant disparu dans un supermarché. Nous nous retrouvons cinq ans plus tard, en compagnie de Ben, toujours meurtri par la disparition de son petit frère et qui n’a jamais abandonné les recherches. Il est déterminé à faire tout ce qu’il peut pour le retrouver. Il est d’ailleurs l’un des seuls à avoir toujours mené l’enquête. La police a rapidement classé l’affaire, son père et sa belle-mère n’ont jamais tourné la page mais n’ont jamais fait des pieds et des mains non plus pour le retrouver.

Nous vivons au quotidien la culpabilité de l’adolescent, son mal-être vis-à-vis de la disparition d’Eric. Ben se fait embaucher dans le supermarché où il a perdu son frère, pour aider sa famille à subvenir à ses besoins dans un premier temps, mais aussi pour être sur les lieux et continuer ses investigations. Nous allons faire la connaissance de plusieurs personnages, dont certains travaillent la nuit avec Ben.

Une ambiance pesante s’installe au fur et à mesure de la lecture et ne nous quitte jamais. Le récit est très lent, il n’y a pas beaucoup d’action. J’ai malheureusement frôlé l’ennui durant ma lecture, bien que je veuille savoir ce qui allait arriver à Ben, et surtout s’il allait retrouver Eric. Dans un sens, je me disais que l’histoire n’avait pas lieu d’être si l’enfant n’était pas retrouvé, mais d’un autre côté, je trouvais le temps particulièrement long. Cette histoire est pleine de secrets et de non-dits, qui attisent malgré tout la curiosité.

J’ai été particulièrement déçue par la fin que j’ai trouvée invraisemblable. C’est dommage car l’issue du roman aurait pu être différente et beaucoup plus réaliste selon moi. J’aurais aimé avoir le souffle coupé en refermant ce livre, mais non, j’ai surtout ressenti du soulagement d’en être enfin arrivée à bout. C’est malgré tout un livre qui, selon moi, mérite d’être découvert. Je pense qu’il mérite d’avoir sa chance car d’autres lecteurs pourront adhérer au style d’écriture et à la fin qui, je trouve, est libre d’interprétation.

Points positifs : Le personnage de Ben auquel je me suis un peu attachée. Il est parfois émouvant à suivre dans ses recherches.

Points négatifs : Le manque d’action, la fin qui ne m’a pas convaincue.

Ma note : 14/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 23 : Un livre dont le titre ne contient pas la lettre « E »)

#16 Mr Mercedes – Stephen King

Résumé : Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris. 

Ce que j’en dis :

J’ai adoré ce roman du King. J’ai lu il y a plusieurs années Misery ainsi que Christine, et je dois dire que le King dans ses thrillers ne me déçoit jamais. Nous faisons la connaissance de Bill Hodges, flic à la retraite, dont la dernière grosse affaire de sa carrière n’a jamais été élucidée. Il s’agissait d’un massacre ayant eu lieu en 2009 devant un salon de l’emploi ou des centaines de personnes faisaient la queue pour entrer. Une Mercedes avait foncé dans la foule, faisant plusieurs victimes. Le fameux Mr Mercedes n’avait alors jamais été retrouvé. Nous nous retrouvons donc un an plus tard, le tueur adresse une lettre à Bill Hodges, ravivant l’envie au flic de lui faire la peau.

C’est un roman à plusieurs points de vue, puisque nous allons voir les choses du côté de Hodges, mais également du côté du tueur. J’ai trouvé cette alternance de point de vue très intéressante, puisqu’elle nous permet de nous imprégner des différents personnages. Certains diront qu’il y a trop de descriptions, et c’est aussi ce que je me suis dit au début. Mais finalement, les personnages sont si détaillés qu’ils prennent vraiment vie à mon sens. Je me suis beaucoup attachée à Bill, ainsi qu’à la petite équipe qui l’entoure.

Rien ne nous est caché durant le livre, les tragédies qui s’enchaînent nous sont annoncées par le tueur. Car non, il ne s’arrête pas là. A plusieurs moments je me suis dit « non, c’est pas possible, il ne va pas faire ça ! »… Eh bien, si, il le fait… Bien que Stephen King ne nous cache rien, il écrit les choses de telle sorte qu’il garde malgré tout une part de suspense qui nous tient en haleine jusqu’au bout. J’ai ressenti beaucoup d’émotions durant ma lecture, à la fois de la colère et de la peine. J’ai dévoré cette histoire, j’avais envie de savoir. Rien d’extravagant, rien de tiré par les cheveux, tout est d’une grande simplicité, mais qu’est-ce que c’était bon à lire… Je me suis procuré la suite de la trilogie, et lirai évidemment Carnets noirs, la suite de Mr Mercedes. Je pense malgré tout relire ce premier tome avant, pour ne rien oublier.

Points positifs : Sans la moindre hésitation, les personnages. Ils sont complexes et un peu torturés. Ils sont très bien décrits et très attachants.

Points négatifs : Les quelques petites longueurs et redondances du récit.

Ma note : 18/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 91 : livre dans lequel le personnage principal a un ou plusieurs enfants)

#15 Promenez-vous dans les bois… pendant que vous êtes encore en vie – Ruth Ware

Résumé :    Une jeune femme reçoit un message l’invitant à l’enterrement de vie de jeune fille d’une de ses anciennes meilleures amies. Elle arrive dans une grande propriété en verre, perdue au fond des bois. 48 heures plus tard, elle se réveille dans un hôpital couvertes de blessures. Un meurtre a eu lieu pendant la fête. Que s’est-il passé et qu’a-t-elle fait ?

Ce que j’en dis :

Nora reçoit un e-mail l’invitant à l’enterrement de vie de jeune fille d’une ancienne amie à elle, dont elle n’a pas eu de nouvelles depuis une dizaine d’années. Surprise et hésitante, en regardant la liste des destinataires elle va découvrir qu’elle connaît une personne parmi les invitées et va décider de participer à ce week-end en l’honneur de la mariée, plus par curiosité que par réelle envie de renouer le contact.

L’enterrement de vie de jeune fille va avoir lieu dans une maison de verre, en plein milieu d’une forêt du nord de l’Angleterre. Il n’y a pas âme qui vive aux alentours, ce qui n’est pas forcément très rassurant. Les retrouvailles ont lieu, la future mariée semble très heureuse de revoir Nora. La meilleure amie de Clare, la mariée, semble être une jeune femme très particulière et un brin agaçante. De fil en aiguilles, une tragédie va avoir lieu. Mais avant cela, des vérités ont été révélées au grand jour au cours d’un « Action ou vérité » que les convives auraient sans doute préféré éviter.

Cette histoire se déroule en huis clos, et bien que je n’ai pas ressenti d’angoisse particulière dans cet environnement, j’ai aimé participer de loin à cet enterrement de vie de jeune fille. La première partie du roman m’a tenue en haleine, je voulais impérativement savoir à quelles péripéties allaient être confrontés nos personnages. Puis, le drame survient, et là… tout retombe. Le malheur est arrivé, et les révélations qui s’ensuivent ne m’ont pas vraiment convaincue.

J’ai bien aimé les personnages, d’un côté Nora, calme et réservée, de l’autre les invités et notamment l’organisatrice de l’EVJF qui était complètement timbrée. J’ai également aimé le style de l’auteure, l’écriture est fluide, c’est un roman qui se lit très bien.

Pour conclure :

points positifs : le huis clos, le style de l’auteure, les personnages

points négatifs : le dénouement qui m’a laissée sceptique

ma note : 16/20.

je l’ai lu pour : Défi lecture 2019

#13 La veuve – Fiona Barton

Résumé :   Mari idéal ou parfait assassin ? Elle devait savoir… non ?

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.
Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.
Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.
Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.
Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.
Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement.
Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.
Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

Ce que j’en dis : 

Je vais essayer de rester la plus évasive possible dans cette chronique afin de ne pas révéler les points clés de l’histoire, et surtout le dénouement.

Nous faisons la connaissance de Jane, la veuve. Jane vit dans une petite banlieue tranquille, avec un mari aimant et un travail classique. Elle semble avoir une petite vie paisible avec Glen, son époux, jusqu’au jour où ce dernier est accusé d’avoir enlevé une petite fille, Bella. 

Au début du roman, Glen est décédé, et Jane est persécutée par les journalistes. Ils veulent tous obtenir une interview exclusive de « La veuve ». Ils veulent tous connaitre les révélations que Jane pourra faire concernant le monstre qu’elle a épousé. Et pourtant, il semble que Jane ne savait rien de ce que l’on peut reprocher à son mari, et qu’elle soit même persuadée de son innocence. Le personnage de Glen est assez complexe, il semble avoir une emprise sur sa femme, se fait renvoyer du poste qu’il occupait dans une banque (bien qu’il prétende qu’il voulait de toute façon quitter son emploi) et réfute les faits qui lui sont reprochés lors de son licenciement.

Ce roman est découpé en plusieurs parties, avant le procès, pendant le procès puis après la mort de Glen. Plusieurs points de vue sont également mis en avant : celui de Jane, celui de la journaliste qui finira par obtenir les révélations de la veuve et celui de l’enquêteur. Il est alors question de cyber-pornographie et d’enlèvement d’enfant.

Jane et Glen n’ont jamais pu avoir d’enfants, et bien qu’elle aime éperdument son mari, Jane en souffre terriblement. Elle semble vivre sous l’emprise de son époux, et lui est d’une loyauté presque agaçante. Tous les éléments se resserrent autour de Glen, sans nous laisser de doute quant à sa culpabilité.

L’histoire est prometteuse, le résumé est alléchant. Et pourtant, je n’ai pas été séduite, ça ne l’a pas fait avec moi. Je n’ai été surprise à aucun moment, Jane m’a agacée au plus haut point, tout comme son mari et les vautours de journalistes qui font leur possible pour obtenir un scoop. J’ai trouvé que tout était trop long, le récit manquait d’action, bref je me suis presque ennuyée. Je me suis malheureusement forcer à terminer le livre, pour connaître le dénouement. C’est sans grosse conviction que je tournais les pages, et sans surprise que j’ai terminé le livre. 

Le sujet central, la cyber-pornographie était intéressant, et bien qu’il ait été correctement exploité selon moi, je n’ai pas apprécié ma lecture. Les personnages étaient, à mon goût, beaucoup trop clichés. Jane, la veuve aimante et loyale qui se voile la face, Glen, le mari parfait qui est en fait loin de l’être, la mère de Bella m’a cependant surprise par ce que l’on apprend à son sujet.

Pour conclure :

points positifs : le thème

points négatifs : les personnages, la lenteur du récit, la fin prévisible

ma note : 10/20.

je l’ai lu pour : Valentine’s day challenge (thème « mortelle Saint Valentin») et le défi lecture 2019 (catégorie 97 : un livre qui évoque un autre livre)

#8 Mon amie Adèle – Sarah Pinborough

Résumé :  

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.
DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.
ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise… Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.
David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?

Ce que j’en dis : 

Nous suivons dans ce roman 3 personnages qui sont liés entre eux. Le personnage principal, Louise, une femme sympathique, divorcée et mère d’un petit garçon. David, médecin en psychiatrie qui va rencontrer Louise dans un bar, avec laquelle il va avoir une aventure extra-conjugale et qui s’avère être en réalité le nouveau patron de celle-ci (ils ne le savent pas encore lors de leur rencontre dans le bar). Enfin, Adèle, épouse de David, qui va rencontrer Louise par hasard et de laquelle elle va tout faire pour devenir amie. Adèle sait que Louise travaille pour son mari, elle sait aussi qu’elle a eu une aventure avec lui, mais Louise pense qu’Adèle ne le sait pas (je ne vous ai pas encore perdus ?). Les deux jeunes femmes vont cacher à David qu’elles se connaissent. En effet, Adèle a quelques problèmes psychologiques, elle semble un peu perdue, et David la surveille de près. D’ailleurs, David et Adèle ne sont plus heureux ensemble, mais une sorte de secret bien enfoui l’empêche de la quitter.

Une sorte de lien un peu particulier et dont on a un peu de mal à comprendre le sens s’installe, et on se demande où l’auteure souhaite nous emmener. Révéler plus dé détails en reviendrait à spoiler toute l’histoire. 

La fin est un peu particulière, car bien que le livre s’apparente à un thriller psychologique (et il l’est), j’ai envie de dire « pas que ». Là encore, donner trop d’informations serait trop révélateur. J’ai été surprise par cette fin à laquelle je ne m’attendais absolument pas. Malgré tout, je trouve que ce livre vaut le détour, d’autant plus qu’il se lit très rapidement.

Pour conclure :

points positifs : le rythme, le lien entre les personnages qui me donnait envie d’en savoir plus. A plusieurs reprises je me suis dit que Louise ferait mieux d’envoyer bouler son patron, et que lui-même ferait mieux de quitter sa femme. Malgré tout, on finira par comprendre que ce n’est pas si simple.

points négatifs : je ne peux pas dire que ce soit vraiment négatif, mais je m’attendais à une fin différente, bien que celle-ci m’ait laissée sans voix.

ma note : 17/20

je l’ai lu pour : défi lecture 2019 (catégorie 53 : livre paranormal / inexpliqué)

#7 Juste une ombre – Karine Giebel

Résumé : Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour… Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t’observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule. Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard… Tu commandes ? Apprends l’obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence…

Ce que j’en dis : 

Le personnage principal, Cloé, est une femme hautaine et méprisante qui travaille dans une grande entreprise et dont elle est persuadée qu’elle va prendre la direction sous peu suite au départ de son patron. Trop sure d’elle, jusqu’au jour où elle va être suivie par un homme dont elle ne voit que l’ombre en pleine nuit à la sortie d’une soirée. Les jours passent, et chaque jour elle a l’impression de voir cet homme à la capuche noire. On suit en parallèle un policier, détestable au plus haut point. Les deux personnages ne se connaissent pas et on ne comprend pas pourquoi cette alternance de personnage qui ne semblent rien avoir en commun. Et pourtant, leurs chemins vont finir par se croiser, au moment où Cloé se retrouve de plus en plus seule puisqu’elle parvient à se mettre tout son entourage à dos à cause de sa paranoïa pour cette ombre qu’elle voit partout et dont elle a extrêmement peur.  

Bien que Cloé soit une femme que je ne supporterai pas de côtoyer, je l’ai trouvée assez attachante et me suis demandé à plusieurs reprises comment elle allait bien pouvoir se sortir de ce cauchemar. Le personnage du flic est lui aussi attachant en quelques sortes, et notamment en raison de ce qu’il vit au quotidien avec son épouse malade.

Certains passages du livre sont prévisibles, parfois un peu trop répétitifs aussi. J’ai trouvé la rencontre entre Cloé et le flic un peu… facile, pas très originale.

J’ai été très agréablement surprise par la dernière partie du livre, le dénouement de l’histoire. J’ai eu quelques soupçons au cours de l’histoire, puis l’auteure m’a menée en bateau au point de me mettre sur une autre piste. J’ai apprécié avoir l’impression de savoir, puis de m’être trompée, alors que j’avais bel et bien raison ! Selon moi, cette fin est la meilleure des options qui s’offrait à l’auteure.

Pour conclure :

points positifs : le rythme, le suspense, le côté page-turner du roman, la fin que je n’aurai sûrement pas autant aimé si elle avait été différente

points négatifs : les quelques répétitions concernant la peur de Cloé, le cliché de son addiction à l’alcool qui la fait donc passer pour folle

ma note : 17/20

je l’ai lu pour : défi lecture 2019 catégorie 84 (livre dans lequel un personnage se fait opérer)

#5 Robe de marié – Pierre Lemaitre

Résumé :   Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

Ce que j’en dis : 

J’en dis juste… wahou ! Quelle claque ! Nous allons suivre, dans la première partie de cette histoire, Sophie, une jeune femme ordinaire, du moins c’est ce que l’on pense. Baby-sitter, mariée, tout ce qu’il y a de plus classique. Malgré tout, cette jeune femme va rapidement se retrouver avec plusieurs cadavres sur les bras, sans qu’elle ne sache expliquer pourquoi ni comment. Sophie est une meurtrière, gagnée par la folie, engendrée par des absences et des pertes de mémoire inexpliquées. Ses rêves (ou plutôt ses cauchemars) sont en fait bien réels. Dans la deuxième partie, nous suivons l’histoire du point de vue d’un autre personnage : Frantz. Les événements s’enchaînent et le lien entre ces deux personnages s’établit pour nous laisser à bout de souffle. On n’est pas dans le suspense bien longtemps puisque l’auteur nous révèle le pourquoi du comment assez rapidement. Malgré tout, on suit l’histoire de deux points de vue différents, ce qui explique tout un tas de choses et nous pousse à nous dire « mais c’est pas possible ! ». Il est difficile de parler de ce livre sans trop en dire, alors je préfère vous laisser découvrir l’histoire par vous-même pour ne pas gâcher le plaisir de ce livre qui vaut le détour !

Pour conclure :

points positifs : l’alternance de points de vue, le rythme, l’imagination de l’auteur

points négatifs : quelques passages que j’ai trouvés redondants

ma note : 16/20. En réalité j’aurai pu mettre plus tant j’ai été agréablement surprise, mais quelques longueurs qui m’ont tout de même agacée par moments.

je l’ai lu pour : défi lecture 2018 catégorie 96 (titre contient le nom d’un vêtement)

#4 Le cri – Nicolas Beuglet

Résumé :   Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Ce que j’en dis : 

Amatrice de thriller que je suis, la 4ème de couverture de ce livre m’a tout de suite emballée. Un hôpital psychiatrique, un meurtre par strangulation, des secrets ou tout du moins des choses qui doivent éviter d’être révélées, une enquête terrifiante, un compte à rebours implacable, la vie après la mort, bref comment résister à tout ce que nous promet le résumé ?

J’ai donc entamé cette petite bricasse de 550 pages avec engouement. J’ai beaucoup aimé la première partie, je me suis laissée happer par les événements et par l’intrigue. Puis, tout s’est un peu essoufflé. La tension est redescendue, la pseudo amourette entre les personnages m’a agacée, l’histoire a pris un tournant un peu trop scientifique pour me tenir en haleine, les longueurs se sont installées et la déception a pris le dessus petit à petit. Malgré tout, j’avais envie de continuer à lire pour avoir le fin mot de l’histoire, mais avec beaucoup moins d’entrain qu’au début. Les personnages semblaient avoir des « révélations » que je n’ai pas bien comprises et qui m’ont laissée sceptique. J’ai trouvé la fin tirée par les cheveux, un peu bof bof. Je m’attendais totalement à autre chose et n’ai pas trouvé le dénouement vraiment crédible.

Pour conclure :

points positifs : l’intrigue du départ qui semblait prometteuse

points négatifs : le côté scientifique donné à l’histoire, les personnages peu attachants, le dénouement.

ma note : 12/20

je l’ai lu pour : défi lecture 2019 catégorie 32 (livre prévu pour le défi lecture 2018)

#2 AMALIA – DARYL DELIGHT

Résumé :  Amalia se rend au manoir des rêves pour y retrouver Daniel, son mari. Un lieu qu’ils connaissent puisqu’ils y ont passé leur nuit de noces dix ans auparavant. Bien avant que les disputes ne deviennent la routine dans leur couple et qu’ils décident de faire une pause. Ils s’y retrouvent pour tenter une réconciliation.
Et même si l’orage et la pluie décident de lui pourrir le week-end, Amalia compte bien régler ses comptes avant de laisser Daniel poser à nouveau les mains sur elle.
Malheureusement, le naturel de son mari manipulateur revient au galop et une dispute éclate. Dans la tourmente, Amalia l’assassine accidentellement.
Prise de panique, elle va tout faire pour élaborer un stratagème et se débarrasser des preuves.
Mais une fois revenue dans la chambre, alors que tout semble se dérouler parfaitement, Amalia découvre que le cadavre a disparu….
Rêve ? Folie ? Manipulation ? Le cauchemar ne fait que commencer.

Ce que j’en dis : 

Premier coup de coeur de 2019, j’ai dévoré ce livre en 2 heures sans être capable de le poser avant d’avoir lu la dernière ligne. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Amalia, l’auteur l’a construit d’une telle façon que je me suis identifiée à elle. Je me suis continuellement demandé ce que j’aurai fais à sa place. On démarre notre lecture avec une femme qui accepte de retrouver son mari dans l’hôtel où ils ont passé leur nuit de noce plusieurs années auparavant, bien qu’elle ne semble pas vraiment déterminée à sauver son mariage. Pourquoi a-t-elle choisi de rejoindre ici son époux infidèle ? Elle n’apparaît pas comme heureuse avec cet homme et semble même vivre sous son emprise. La situation initiale du roman m’a rendue perplexe et a donc éveillé ma curiosité. 

Dès les premières pages, Amalia et son époux se retrouvent, une dispute éclate, il la violente et elle finit par l’assassiner. Le décor est posé. Je me suis demandé quelle tournure allait bien pouvoir prendre le roman, comment l’auteur allait nous tenir durant 200 pages avec cette trame. Nous allons de surprises en surprises puisque, suite à ce meurtre, le cadavre du mari de la jeune femme disparaît. On en vient alors à se demander si elle est folle, et elle même ne sait plus vraiment où elle en est puisqu’elle est sous l’emprise d’alcool et d’antidépresseurs.

En parallèle, nous rencontrons les propriétaires de l’hôtel, un couple d’un certain âge, un peu loufoque (peut être même un peu flippant sur les bords) et leur fils tout aussi étrange, dans la lignée du Bates Motel. Toute l’histoire va se dérouler dans ce lieu peu rassurant, dans lequel je n’aimerai pas me retrouver, et encore moins avec un cadavre sur les bras.

Pour conclure :

points positifs : l’écriture est fluide, le suspense est plus que présent, l’adrénaline monte, j’ai même parfois eu peur pour Amalia. Le rythme est haletant et ce roman ne manque absolument pas d’action.

points négatifs : il y en a surement, mais je n’en n’ai pas relevé.

ma note : 20/20 j’aurai certainement pu mettre 18 ou 19/20 car rien n’est jamais parfait, mais non, je l’ai beaucoup trop aimé pour lui mettre moins que 20.

je l’ai lu pour : défi lecture 2019 catégorie 27 (livre auto-édité)