#23 La science de l’esquive – Nicolas Maleski

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Résumé : « Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.»

Kamel Wozniak est en fuite. Locataire d’un meublé où pour rester invisible il faut se montrer habile, l’ancien boxeur sur ses gardes tente de se faire oublier le temps d’un été au vert. Mais de qui ? Et où s’arrête son plan B ? Difficile de disparaître dans une petite ville où un garçon comme lui, aux airs de desperado, n’est pas sans piquer les curiosités.
Après Sous le compost, Nicolas Maleski signe un roman qui s’ouvre comme un film des frères Coen, ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.

Ce que j’en dis : J’ai lu ce roman en service presse grâce à Netgalley et aux éditions Harper Collins que je remercie pour l’envoi.

Dans ce récit, nous allons suivre Kamel Vozniak, un homme en fuite ayant décidé de se cacher au fin fond des Causses avant de partir en Tasmanie selon ses plans, pour repartir à zéro. Ex taulard en fuite, j’ai été immédiatement intriguée par les raisons qui l’ont conduit jusqu’ici, dans ce petit village de France.

Kamel fait rapidement la connaissance de tout un tas de personnes dans ce village, notamment Richard le propriétaire du bien qu’il loue, Kevin le jeune fumeur d’herbe qu’il a sauvé de la noyade, Soraya la jeune flic qui rêve de s’envoler vers d’autres horizons, et Laure sa voisine qui ne le laisse pas indifférent. Tout ce petit monde va graviter autour de Vozniak et apporter sa pierre à l’édifice au récit.

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire, j’étais complètement perdue par l’auteur durant la première moitié du roman. Il s’agit d’un récit intimiste, dans lequel il ne se passe ma foi pas grand chose. On retrouve Vozniak entouré de ces différents personnages, et on passe parfois d’une scène à l’autre sans lien de cause à effet, ce que j’ai trouvé assez déroutant.

Malgré tout, on s’attache aux différents personnages. Demeure la question principale : que fuit Vozniak ? J’ai été tenue en haleine par cette question.

Malheureusement, cette histoire ne l’aura pas fait avec moi. Je n’ai pas été plus convaincue que ça par les révélations, quoi que malgré tout inattendues, et le manque d’action dans le récit n’a pas facilité ma lecture. Je trouve néanmoins ce roman original et bien pensé dans sa construction.

Points positifs : Les personnages et notamment Kamel, qui sont attachants à leur manière.

Points négatifs : Le manque d’action dans le roman, le passage d’une scène à une autre sans lien particulier entre les deux.

Ma note : 13/20

#22 Harper Jones Tome 1 – Blandine P. Martin

Résumé : Que savez-vous du désir de vengeance ? De l’impact qu’il peut avoir sur notre existence ? Il rythme ma vie depuis l’enfance.Il a scellé mon destin, tracé ma voie, et fait de moi ce que je suis aujourd’hui : le Docteur Harper Jones, spécialiste en sciences occultes, féroce prédatrice des créatures de la nuit. Je vais nettoyer Londres de ses monstres sanguinaires, avec ou sans l’aide de l’inspecteur Cooper.L’arrivée en ville d’un tueur en série ne fait que justifier ma vendetta.Pour parvenir à mon but et venger les miens, je ne reculerai devant rien, quitte à collaborer avec mes pires ennemis : les vampires.Bienvenue dans mon monde !

Ce que j’en dis : J’ai terminé ma lecture de « Harper Jones tome 1 » de Blandine P. Martin.


Harper Jones traque les vampires et les créatures de la nuit. Elle s’allie à la police londonienne pour élucider plusieurs affaires de meurtres, tous perpétrés par des vampires. Pour résoudre ces enquêtes, elle doit faire équipe avec les vampires qu’elle hait tant, et notamment Lysandre. La jeune femme a passé un marché avec un vampire dénommé Ambroise, il doit lui fournir des informations concernant l’auteur des meurtres. Pour s’en assurer, Ambroise a ordonné à Lysandre de la garder à l’œil.
Harper est une jeune femme au tempérament de feu, elle n’a pas sa langue dans sa poche et est déterminée à venger ses parents, tués par des vampires.

Lysandre quant à lui est un personnage assez mystérieux, qui ne manquera pas de faire certaines révélations à la jeune femme concernant sa véritable identité.


J’ai bien aimé ce premier tome, le côté badass de Harper m’a beaucoup plu. Il y a quelques touches d’humour dans ce roman, et la plume de Blandine est toujours aussi fluide. Il y a de l’action également, pas le temps de s’ennuyer ! Je lirai prochainement la suite pour savoir ce qu’il va advenir de notre héroïne.

Ce fut une lecture agréable, mais il m’a malgré tout manqué quelques petites choses. Certains personnages secondaires, tels que Abby (la meilleure amie d’Harper) ou encore Gary (son époux décédé) font leur apparition dans le roman, mais je les ai trouvé malheureusement trop survolés à mon goût. J’aurai aimé en savoir plus sur eux, que leur relation avec le Docteur en sciences occultes soit un peu plus développée.

L’alternance des points de vue en fin de roman était plaisante, j’ai aimé passer quelques temps du côté de Lysandre. Je regrette malgré tout que ça ne se soit pas fait plus tôt dans le roman.

La fin m’a beaucoup plue, pleine de mystères et elle appelle à poursuivre avec le tome 2, ce que je ferai prochainement.

Points positifs : Le personnage d’Harper, qui correspond tout à fait à la mission qui lui est confiée. L’univers paranormal. L’alternance de point de vue entre les différents personnages en fin de roman, bien qu’ils auraient mérité un petit développement supplémentaire.

Points négatifs : Le manque d’informations concernant les personnages secondaires, et notamment sur leur passé avec Harper.

Ma note : 15/20

#21 – Wild Crows – Blandine P. Martin

Résumé du tome 1 :

Suite au décès de sa mère, Joe hérite d’un courrier lui dévoilant le nom de son père biologique, ainsi que l’endroit où il vit. Esseulée, et démunie face à son deuil, la jeune infirmière décide de tout plaquer pour partir en quête de ce père inconnu, un certain Jerry Welsh, propriétaire d’un bar et dirigeant d’un club de moto en Californie.
Surpris de découvrir l’existence de sa fille de 27 ans, Jerry accepte malgré tout de lui donner sa chance, et lui fait une place dans son monde à lui, mais aussi dans sa famille : celle de sang, comme celle de coeur. Joe découvre la véritable identité du club. Plus que des passionnés de motos, ces hommes forment un véritable gang ayant la main mise sur toutes sortes d’économies parallèles.
Novice dans ce milieu, Joe s’apprête à mettre les pieds dans un univers dont on ne ressort pas indemne.

Ce que j’en dis :

Cette saga est particulièrement chère à mon coeur, car c’est ma toute première lecture dans le monde des Bikers. Je l’ai découverte en 2019 en lisant les deux premiers tomes que j’ai adorés, et cet amour pour cette série s’est confirmée en 2020 puisque j’ai redécouvert l’univers des Wild Crows en audio.

Lors du décès de sa mère, Joe apprend qui est son père, et décide sur un coup de tête de partir à sa rencontre. Elle ne sait alors pas vraiment à quoi s’attendre, ni quel accueil celui-ci lui réservera.

En arrivant dans la petite ville de Monty Valley, la jeune femme découvre que son père est propriétaire d’un garage automobile ainsi que d’un bar, mais surtout, qu’il est le président d’un MC : les Wild Crows. Dès le début, j’ai eu un peu peur que Joe se fasse envoyer sur les roses par son père qui a refait sa vie. J’ai été particulièrement étonnée par la réaction de ce dernier, Jerry Welsh, qui contrairement à ce que j’aurai pu imaginer s’est montré particulièrement accueillant. Il en va d’ailleurs de même par le reste du club, mais surtout par Mona et Casey, femme et fils du président du club. Joe est invitée à rester quelques temps, et est logée gracieusement par son père dans un appartement attenant au bar, le Devil’s strip.

Je me suis immédiatement attachée aux différents personnages. Tout d’abord Joe, cette jeune femme douce en quête d’identité, infirmière qui acceptera de se plier aux règles du MC et de donner un coup de main à son père en tant que serveuse au Devil’s strip. Elle va être confrontée à diverses situations auxquelles elle n’était pas préparée en débarquant à Monty Valley. J’ai aimé sa force de caractère et son ouverture d’esprit. Elle est douce, serviable et compréhensive. C’est une héroïne attachante, et à laquelle on peut vouer un grand respect, notamment pour la terrible épreuve qui l’attend entre les tomes 1 et 2. J’ai terriblement hâte de la retrouver dans les tomes suivants.

Parlons maintenant de Jerry. Ce papa poule en blouson de cuir m’a attendrie et bouleversée. Il est le fier président des Wild Crows, mais a su ouvrir son coeur à sa fille qu’il a rencontrée 27 ans après sa naissance. Il a su lui faire une place dans son coeur, bien qu’il ait refait sa vie. Il ignorait totalement son existence, mais nous découvrons dans le tome 1 l’amour qu’il porte à sa fille et la fierté qu’il éprouve d’être son père. L’épreuve qu’a traversé Joe m’a beaucoup touchée, de son côté à elle, mais bouleversée du côté du papa qui n’a pas réussi à protéger sa petite fille.

Mona et Casey sont respectivement la femme et le fils de Jerry. Je m’attendais à une plus grande réserve de leur part face à l’arrivée de Joe dans leur vie, mais ils ont su à leur tour l’accueillir et l’intégrer au sein de leur clan restreint.

Les bikers du Wild Crows m’ont beaucoup amusée avec leur côté hommes de cromagnon, bourrus et pas bien fins. Ils sont néanmoins attachants. Ma préférence va particulièrement vers Ash (#teamAsh), qui est à la fois mystérieux et attachant. Nous le découvrons un peu plus dans le tome 2. Il est loyal et déterminé, prêt à tout pour le MC. J’ai été un peu déçue par son attitude en fin de second tome, mais je suis persuadée qu’il saura se rattraper et se faire pardonner par la jolie Joe (du moins je l’espère !)

Enfin, pour finir, l’environnement. La Californie. C’est un excellent choix de l’auteure de nous faire voyager de ce côté des Etats-Unis, et j’ai toujours eu un attrait particulier pour cet Etat.

Pour conclure, je dirais que j’ai eu un gros coup de coeur pour ces deux premiers tomes, et que j’ai hâte de poursuivre avec le suivant.

Points positifs : La richesse des personnages, la merveilleuse plume de l’auteure, l’alternance de points de vue entre Joe et Jerry.

Points négatifs : Je n’en n’ai pas encore trouvé.

Ma note : 20/20

#20 Alice – Heidi Perks

Résumé : Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

Ce que j’en dis :

Harriet confie Alice, sa petite fille de 4 ans à son amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Alors qu’Alice se trouvait dans une attraction avec les enfants de Charlotte, la petite fille disparaît mystérieusement. La peur et la culpabilité envahissent alors Charlotte, qui va faire tout son possible pour tenter de retrouver cette enfant. Une enquête de police est menée, et nous suivrons durant tout le roman les interrogatoires de chacune des deux mères de famille, en alternance avec des récits de leur vie passée. Il s’agit d’un roman à double point de vue, celui d’Harriet et celui de Charlotte, à diverses époques différentes, avant et maintenant. Harriet est mariée à Brian, ils sont l’un et l’autre très différents. Harriet est une femme douce et solitaire, dont la seule amie est d’ailleurs Charlotte, alors que Brian semble être autoritaire et avoir beaucoup d’emprise sur son épouse. Charlotte quant à elle est divorcée et entourée par un cercle d’amies qui vont finir par se détourner suite à la disparition de la petite Alice. Nous vivons donc cette enquête, du point de vue de la victime et de l’accusée, et j’ai trouvé cette alternance de point de vue très intéressante. Bien que la disparition d’un enfant soit le thème central de cette histoire, il en ressort des non-dits et des secrets inavoués. A travers ses personnages, Heidi Perks m’a emmenée là où je ne m’y attendais pas. L’écriture de l’auteure est fluide et agréable, les chapitres sont courts ce qui, selon moi, donne du dynamisme à la lecture. J’ai passé un très bon moment avec cette histoire, bien que je ne me sois pas attachée aux personnages. J’aurais préféré connaître un peu mieux la petite Alice au début de l’histoire, afin d’être touchée par sa disparition.

Points positifs : L’alternance de point de vue entre la mère d’Alice et Charlotte.

Points négatifs : Je n’ai pas ressenti d’émotion particulière à la disparition d’Alice, alors que je pense que si on avait passé un peu de temps avec elle au début de l’histoire ça aurait pu être le cas.

Ma note : 15/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 22 : un livre dont le titre contient un prénom)

#19 Quand l’amour s’en mail – Tamara Balliana

Résumé :

Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !

Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel?

Ce que j’en dis :

Il s’agit pour moi d’une découverte de la plume de Tamara Balliana, je ne savais donc pas vraiment à quoi m’attendre en commençant la lecture de ce roman. Ce fut une très belle découverte, et j’ai passé un très agréable moment de lecture.

Au début de l’histoire, Solène est chargée d’organiser l’enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie. C’est à cause (ou grâce ?) à une erreur dans l’adresse mail de son destinataire que Solène va faire la rencontre virtuelle de Léo, un jeune homme vivant à l’autre bout de la France. Une discussion naît entre ces deux personnages, et une relation va s’établir entre eux par la suite. J’ai été un peu sceptique face à l’installation de l’histoire, je trouvais leur correspondance un peu trop tirée par les cheveux. Après tout, ça n’arrive pas tous les jours de converser par mail avec un homonyme de la personne que nous cherchions à joindre initialement. Ce petit point m’a un peu dérangée au début, mais la construction du récit et la personnalité des personnages m’a fait passer outre ce détail.

J’ai trouvé les personnages suffisamment étoffés pour que je puisse m’attacher à eux. J’ai pris plaisir à suivre leurs échanges ainsi que la naissance de leur relation. L’histoire est touchante, notamment en raison du sujet central que nous découvrons assez tôt, et que je n’avais absolument pas vu venir.

Les chapitres sont courts, ce qui donne du dynamisme à la lecture et nous pousse à tourner les pages rapidement. J’ai dévoré ce roman et ne manquerais pas de découvrir d’autres titres de Tamara Balliana.

Points positifs : Le personnage de Solène qui m’a beaucoup touchée, les chapitres courts

Points négatifs : Si je devais donner un seul point négatif ça serait peut être la façon dont se sont rencontrés Solène et Léo qui me paraît un peu tirée par les cheveux, mais vraiment ce n’est qu’un détail.

Ma note : 16/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 79 : lire un livre feel-good)

#18 Will you play ? – Alicia Garnier

Résumé :

Les règles sont faites pour être brisées…

Alors que sa carrière de galeriste démarre à peine, Dawn rencontre l’homme idéal. Celui qui va l’aimer, la faire se sentir unique et combler toutes ses attentes. Sauf qu’en trouvant l’amour, elle a l’impression d’avoir perdu Garrett, son meilleur ami. Celui qui a grandi à ses côtés, qui partageait avec elle le goût du danger, des paris insensés, et qui apportait le brin de folie qui donnait du sens à sa vie…

Garrett n’en revient pas. Dawn en couple ? Avec ce type ? Monsieur Parfait a beau cocher toutes les cases, il n’a pas la moindre idée du diamant brut qu’est sa meilleure amie… Mais si Dawn ne voit pas que ce type est fade et banal, que peut-il y faire ? Rien. À part trouver, lui aussi, une copine. De préférence une qui causera à Dawn la même peine que celle qu’il ressent… Car tout ça n’est qu’un jeu, non ?

Ce que j’en dis :

J’ai été immédiatement immergée dans cette romance contemporaine. L’auteure a su me faire entrer immédiatement dans la vie de Dawn et Garrett, au point de ne plus vouloir les quitter. Les deux personnages sont amis depuis leur plus tendre enfance, ils sont inséparables. L’histoire est simple, sans fioritures, la vie de deux jeunes adultes qui partagent une amitié que l’on rêverait d’avoir. Malgré tout, on sent que derrière tout ça se cache une certaine forme d’attirance.

Dawn est une jeune femme sympathique, une artiste dans l’âme puisqu’elle travaille dans une galerie d’art et peint énormément. Elle est jolie, pleine d’entrain, pleine d’humour et de bonne humeur. Elle est attachante, bien qu’elle m’ait tapé sur le système à de nombreuses reprises au cours de l’histoire. Je pense que c’était un choix de l’auteure, de rendre son personnage féminin un peu égocentrique et agaçante. Je n’ai pas toujours été d’accord avec elle et lui en ait parfois voulu des décisions qu’elle a prises.

Garrett, quant à lui, est mon coup de coeur de cette histoire. Pourtant, d’habitude je m’attache beaucoup plus aux personnages féminins dans lesquels il m’arrive de me retrouver. Garrett est photographe, il a un côté un peu bad boy mais est très attachant. Il est drôle et sincère.

Chacun va trouver l’amour, bien que la jalousie va vite prendre le dessus sur leur amitié exceptionnelle. Des choix vont être faits, pas forcément les bons, et l’auteure met nos nerfs à rude épreuve. J’ai ressenti toutes les émotions des personnages, et notamment leur colère et leur peine. Je reste volontairement évasive pour ne pas trop en dévoiler et vous laisser le plaisir de vivre ce livre comme je l’ai vécu.

J’ai passé un excellent moment. Je connaissais l’auteure à travers sa chaîne Youtube et ait été ravie de la découvrir dans le domaine de l’écriture. Je vous recommande ce roman que je qualifierais de lecture doudou, et j’ai d’ailleurs frôlé le coup de cœur avec cette histoire.

Points positifs : Indéniablement, les personnages. Je me suis attachée à eux.

Points négatifs : J’aurais aimé plus d’anecdotes, vivre plus de choses. Le roman aurait certainement été plus long, mais je n’avais vraiment pas envie de sortir de cet univers.

Ma note : 18/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 95 : livre d’une blogueuse)

#17 Bad Man – Dathan Auerbach

Résumé : Floride, de nos jours. 
On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court. 
Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse. 
Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché. Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraîchi qui réapparaît soudain. Le doudou d’Eric. 
Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore. À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

Ce que j’en dis :

Dans ce thriller psychologique, nous allons suivre Ben, un adolescent qui s’était vu confier la garde d’Eric, son petit frère de 3 ans, ce dernier ayant disparu dans un supermarché. Nous nous retrouvons cinq ans plus tard, en compagnie de Ben, toujours meurtri par la disparition de son petit frère et qui n’a jamais abandonné les recherches. Il est déterminé à faire tout ce qu’il peut pour le retrouver. Il est d’ailleurs l’un des seuls à avoir toujours mené l’enquête. La police a rapidement classé l’affaire, son père et sa belle-mère n’ont jamais tourné la page mais n’ont jamais fait des pieds et des mains non plus pour le retrouver.

Nous vivons au quotidien la culpabilité de l’adolescent, son mal-être vis-à-vis de la disparition d’Eric. Ben se fait embaucher dans le supermarché où il a perdu son frère, pour aider sa famille à subvenir à ses besoins dans un premier temps, mais aussi pour être sur les lieux et continuer ses investigations. Nous allons faire la connaissance de plusieurs personnages, dont certains travaillent la nuit avec Ben.

Une ambiance pesante s’installe au fur et à mesure de la lecture et ne nous quitte jamais. Le récit est très lent, il n’y a pas beaucoup d’action. J’ai malheureusement frôlé l’ennui durant ma lecture, bien que je veuille savoir ce qui allait arriver à Ben, et surtout s’il allait retrouver Eric. Dans un sens, je me disais que l’histoire n’avait pas lieu d’être si l’enfant n’était pas retrouvé, mais d’un autre côté, je trouvais le temps particulièrement long. Cette histoire est pleine de secrets et de non-dits, qui attisent malgré tout la curiosité.

J’ai été particulièrement déçue par la fin que j’ai trouvée invraisemblable. C’est dommage car l’issue du roman aurait pu être différente et beaucoup plus réaliste selon moi. J’aurais aimé avoir le souffle coupé en refermant ce livre, mais non, j’ai surtout ressenti du soulagement d’en être enfin arrivée à bout. C’est malgré tout un livre qui, selon moi, mérite d’être découvert. Je pense qu’il mérite d’avoir sa chance car d’autres lecteurs pourront adhérer au style d’écriture et à la fin qui, je trouve, est libre d’interprétation.

Points positifs : Le personnage de Ben auquel je me suis un peu attachée. Il est parfois émouvant à suivre dans ses recherches.

Points négatifs : Le manque d’action, la fin qui ne m’a pas convaincue.

Ma note : 14/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 23 : Un livre dont le titre ne contient pas la lettre « E »)

#16 Mr Mercedes – Stephen King

Résumé : Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris. 

Ce que j’en dis :

J’ai adoré ce roman du King. J’ai lu il y a plusieurs années Misery ainsi que Christine, et je dois dire que le King dans ses thrillers ne me déçoit jamais. Nous faisons la connaissance de Bill Hodges, flic à la retraite, dont la dernière grosse affaire de sa carrière n’a jamais été élucidée. Il s’agissait d’un massacre ayant eu lieu en 2009 devant un salon de l’emploi ou des centaines de personnes faisaient la queue pour entrer. Une Mercedes avait foncé dans la foule, faisant plusieurs victimes. Le fameux Mr Mercedes n’avait alors jamais été retrouvé. Nous nous retrouvons donc un an plus tard, le tueur adresse une lettre à Bill Hodges, ravivant l’envie au flic de lui faire la peau.

C’est un roman à plusieurs points de vue, puisque nous allons voir les choses du côté de Hodges, mais également du côté du tueur. J’ai trouvé cette alternance de point de vue très intéressante, puisqu’elle nous permet de nous imprégner des différents personnages. Certains diront qu’il y a trop de descriptions, et c’est aussi ce que je me suis dit au début. Mais finalement, les personnages sont si détaillés qu’ils prennent vraiment vie à mon sens. Je me suis beaucoup attachée à Bill, ainsi qu’à la petite équipe qui l’entoure.

Rien ne nous est caché durant le livre, les tragédies qui s’enchaînent nous sont annoncées par le tueur. Car non, il ne s’arrête pas là. A plusieurs moments je me suis dit « non, c’est pas possible, il ne va pas faire ça ! »… Eh bien, si, il le fait… Bien que Stephen King ne nous cache rien, il écrit les choses de telle sorte qu’il garde malgré tout une part de suspense qui nous tient en haleine jusqu’au bout. J’ai ressenti beaucoup d’émotions durant ma lecture, à la fois de la colère et de la peine. J’ai dévoré cette histoire, j’avais envie de savoir. Rien d’extravagant, rien de tiré par les cheveux, tout est d’une grande simplicité, mais qu’est-ce que c’était bon à lire… Je me suis procuré la suite de la trilogie, et lirai évidemment Carnets noirs, la suite de Mr Mercedes. Je pense malgré tout relire ce premier tome avant, pour ne rien oublier.

Points positifs : Sans la moindre hésitation, les personnages. Ils sont complexes et un peu torturés. Ils sont très bien décrits et très attachants.

Points négatifs : Les quelques petites longueurs et redondances du récit.

Ma note : 18/20

Je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (Catégorie 91 : livre dans lequel le personnage principal a un ou plusieurs enfants)

#15 Promenez-vous dans les bois… pendant que vous êtes encore en vie – Ruth Ware

Résumé :    Une jeune femme reçoit un message l’invitant à l’enterrement de vie de jeune fille d’une de ses anciennes meilleures amies. Elle arrive dans une grande propriété en verre, perdue au fond des bois. 48 heures plus tard, elle se réveille dans un hôpital couvertes de blessures. Un meurtre a eu lieu pendant la fête. Que s’est-il passé et qu’a-t-elle fait ?

Ce que j’en dis :

Nora reçoit un e-mail l’invitant à l’enterrement de vie de jeune fille d’une ancienne amie à elle, dont elle n’a pas eu de nouvelles depuis une dizaine d’années. Surprise et hésitante, en regardant la liste des destinataires elle va découvrir qu’elle connaît une personne parmi les invitées et va décider de participer à ce week-end en l’honneur de la mariée, plus par curiosité que par réelle envie de renouer le contact.

L’enterrement de vie de jeune fille va avoir lieu dans une maison de verre, en plein milieu d’une forêt du nord de l’Angleterre. Il n’y a pas âme qui vive aux alentours, ce qui n’est pas forcément très rassurant. Les retrouvailles ont lieu, la future mariée semble très heureuse de revoir Nora. La meilleure amie de Clare, la mariée, semble être une jeune femme très particulière et un brin agaçante. De fil en aiguilles, une tragédie va avoir lieu. Mais avant cela, des vérités ont été révélées au grand jour au cours d’un « Action ou vérité » que les convives auraient sans doute préféré éviter.

Cette histoire se déroule en huis clos, et bien que je n’ai pas ressenti d’angoisse particulière dans cet environnement, j’ai aimé participer de loin à cet enterrement de vie de jeune fille. La première partie du roman m’a tenue en haleine, je voulais impérativement savoir à quelles péripéties allaient être confrontés nos personnages. Puis, le drame survient, et là… tout retombe. Le malheur est arrivé, et les révélations qui s’ensuivent ne m’ont pas vraiment convaincue.

J’ai bien aimé les personnages, d’un côté Nora, calme et réservée, de l’autre les invités et notamment l’organisatrice de l’EVJF qui était complètement timbrée. J’ai également aimé le style de l’auteure, l’écriture est fluide, c’est un roman qui se lit très bien.

Pour conclure :

points positifs : le huis clos, le style de l’auteure, les personnages

points négatifs : le dénouement qui m’a laissée sceptique

ma note : 16/20.

je l’ai lu pour : Défi lecture 2019

#14 Tu as promis que tu vivrais pour moi – Carène Ponte

Résumé :    Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l’homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l’intention de se contenter de paroles en l’air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait… 

Ce que j’en dis : J’ai beaucoup aimé cette histoire, car elle traite d’amitié et de promesses.

Molly doit faire face au décès de sa meilleure amie Marie, emportée par une maladie foudroyante. Avant de mourir, Marie a adressé une liste à son amie, de choses qu’elle aurait voulu faire avant de mourir. Elle va faire promettre à Molly de vivre pour elle, et de réaliser ces douze choses, au nom de leur amitié.

Molly va devoir vivre des choses auxquelles elle n’était pas préparée, pour honorer son amie. Elle va notamment quitter sa vie actuelle pour aller vivre loin de ses proches pour réaliser son rêve.

J’ai été bouleversée par cette lecture, pleine d’émotions. J’ai ressenti la peine de Molly, j’ai ri avec elle et j’ai vraiment passé un bon moment. Malgré tout, je n’ai pas trouvé notre héroïne attachante. Je n’avais jamais lu de roman de Carène Ponte, mais j’ai aimé découvrir son style.

Pour conclure :

points positifs : le thème

points négatifs : le personnage de Molly manquait un peu de relief à mon goût pour que je m’attache vraiment à elle.

ma note : 15/20.

je l’ai lu pour : Défi lecture 2019 (catégorie 96 : un livre qui contient une section de remerciements)